Amateurs de pêche à la truite au cœur de la vallée du Haut-Adour dans les Hautes-Pyrénées, nous souhaitons vous faire partager notre passion au fil de l'eau. A travers ce blog, nous vous amènerons à découvrir ou ré-découvrir nos parcours, nos sorties, nos expériences, au pied du Col du Tourmalet et du Pic du Midi. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires!
mercredi 10 janvier 2024
Nouveauté sur réglement de la pêche en hautes-pyrénées
DU CHANGEMENT DANS UNE AAPPMA DU 65.
DOCUMENT FEDERATION DEPARTEMENTALE DE PECHE 65.
L’année 2024 vient de débuter et votrepremier réflexe est d’acheter votre carte de pêche pour démarrer cette nouvelle
saison comme il se doit. Cette année, un changement au sein de notre réseau
d’AAPPMA peut directement impacter votre pratique et nous souhaitons attirer
votre attention avant d’effectuer votre achat. En effet, l'AAPPMA la Gaule
Louronnaise devient non réciprocitaire en 2024. En conséquence, ce changement
pourra avoir des répercussions sur votre pratique et le choix de votre carte de
pêche et de l'AAPPMA à laquelle vous adhérez sera important. Pour rappel, la
réciprocité correspond à la mutualisation des territoires des AAPPMA et des
Fédérations pour toutes celles qui adhèrent à la réciprocité. C’est elle qui
vous permet de pêcher sur l’ensemble du département ou des 91 départements en
France avec une carte de pêche réciprocitaire. En ce qui concerne les
Hautes-Pyrénées en 2024 : Si vous achetez votre carte de pêche en adhérant à
l'AAPPMA la Gaule Louronnaise, vous ne pourrez pêcher que sur son territoire. Il
vous faudra acheter une autre carte de pêche en adhérant à une AAPPMA
réciprocitaire pour accéder aux autres territoires du département. Si vous
achetez votre carte de pêche en adhérant à une AAPPMA réciprocitaire, vous
n'aurez pas accès au territoire de l'AAPPMA la Gaule Louronnaise. Vous devrez
acheter une carte de pêche supplémentaire en adhérant à l'AAPPMA la Gaule
Louronnaise pour accéder à son territoire. Attention, certains parcours peuvent
être privés ou d'autres payants car leur gestion est spécifique (y compris sur
des AAPPMA réciprocitaires). C'est pourquoi il est important de se renseigner
auprès de chaque Fédération départementale.
A SUIVRE.
samedi 6 janvier 2024
mercredi 6 septembre 2023
LACS, TRUITES ET VAIRONS. Je joins cet article trouvé sur internet et fort interessant
A 1.800 mètres d'altitude, l'étang d'Areau, en Ariège, a pris une étrange couleur verte: comme d'autres lacs pyrénéens à l'eau habituellement cristalline, il est victime d'un dérèglement attribué par certains chercheurs à un petit poisson, introduit par les pêcheurs.
"Quand on voit des poissons dans les lacs de montagne, on voit un écosystème qui est perturbé", assure à l'AFP Adeline Loyau, biologiste et ingénieure de recherche à l'Institut national polytechnique (INP) de Toulouse.
Les poissons ont été introduits par l'être humain il y a plusieurs siècles en montagne, probablement autour du Moyen-Âge, d'abord comme source de protéines pour les bergers, puis de façon plus massive, pour approvisionner les hôtels et restaurants des villes thermales.
Adeline Loyau et son mari Dirk Schmeller, professeur spécialiste de l'écologie des montagnes à l'INP, s'intéressent en particulier à l'un d'entre eux: le vairon, une espèce de moins de dix centimètres qui vit normalement dans les rivières fraîches et qui est utilisé comme appât vivant.
Lorsqu'il parvient à s'échapper de l'hameçon ou qu'il est relâché par les pêcheurs, il s'acclimate bien, dévorant amphibiens et insectes, ainsi que le zooplancton, "des petits crustacés microscopiques dont le rôle est de manger les algues et de maintenir l'eau très claire, très pure", explique Adeline Loyau.
Lorsqu'un lac devient vert, "c'est que les algues ont gagné", complète Dirk Schmeller.
- "Cocktail de facteurs" -
La prolifération des algues n'est toutefois pas uniquement due au vairon et des débats animent les chercheurs pour savoir à quel point son impact est important.
Pour Didier Galop, directeur de recherche au Centre national de recherche scientifique (CNRS) spécialiste de l'histoire et de la géographie de l'environnement, "il y a un cocktail de facteurs de perturbation" qui peuvent expliquer le verdissement des lacs, comme la concentration de troupeaux autour de ces points d'eau ou les températures plus élevées avec le réchauffement climatique.
Aux yeux du scientifique, également pêcheur, le verdissement est un phénomène qui reste assez marginal et n'est que l'un des nombreux symptômes de la dégradation de la qualité de l'eau des lacs de montagne. "Il y a aussi des lacs qui sont très bleus, mais qui ont zéro biodiversité", souligne-t-il.
Dirk Schmeller et Adeline Loyau estiment quant à eux que les lacs verts sont de plus en plus fréquents, notamment sur des petites surfaces d'eau.
"On a même des randonneurs qui sont parfois venus il y a trente ans et qui nous le font remarquer", assure la chercheuse.
- Sensibiliser les pêcheurs -
De l'autre côté des Pyrénées, des lacs verts ont été observés dès 2011 par des chercheurs espagnols, qui ont entamé en 2014 des programmes d'élimination des poissons, à l'aide de filets ou de techniques de pêche électrique.
En 2018, le parc national des Pyrénées, en France, les a imités. Mais il a constaté que des poissons avaient été réintroduits de manière "sauvage" par la suite. Il compte donc sur la sensibilisation des pêcheurs pour trouver un équilibre entre loisirs et préservation de l'environnement.
Sébastien Delmas, président d'une association regroupant les fédérations de pêche des Pyrénées, reconnaît que le vairon pose problème et souhaite "harmoniser les règlementations", différentes d'un département à l'autre, pour limiter la pêche au vif en montagne. Mais il estime que d'autres poissons, comme les truites, y ont parfaitement leur place.
"Les poissons, c'est aussi de la biodiversité: s'ils sont là depuis des siècles c'est qu'ils y sont bien", soutient-il.
Selon lui, il faudrait aussi regarder du côté du tourisme pour comprendre la mauvaise santé des lacs, car la baignade avec de la crème solaire ou des produits anti-moustique ont également un effet sur l'écosystème.
"Sur une journée d'été, il peut y avoir trois ou quatre pêcheurs autour d'un lac, mais 300 baigneurs. Mais on accuse toujours les pêcheurs", regrette-t-il.
Dirk Schmeller, favorable à l'élimination des poissons, estime aussi qu'il faudrait réduire l'utilisation de polluants autour des lacs. "Après on a juste le réchauffement climatique à changer...", relève-t-il avec ironie.
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